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Les Vêtements sont le faire-valoir de la nudité, La véritable nudité réside dans le regard... Ce n’est pas les Femmes que certains voilent, mais la peur de les regarder...
Mon désir pour les femmes étaient aussi fort que l'interdiction d' y toucher...
ma Mère est resté mère avant tout... Dans ce monde où j'ai grandis, les seules femmes autorisées à baigner dans le désir étaient ces filles du Bois...
Le seul moyen légal que je possédais, pour exprimer au monde ce désir, était le dessin... Dessiner une femme nue était trop artistique à mon goût et loin de ma problématique personnelle.
Le nu académique est une manière de faire croire aux gens, le temps d' une contemplation, qu' ils sont devenus des êtres asexués...
Mes seules références pour exprimer le Désir sur le corps d' une femme, étaient le code vestimentaire du souvenir de ces activités champêtres...
Je me souviens d' une prostituée... Elle m' avait beaucoup marqué... Belle, très belle, plus élégante que provocante; elle attendait, la nuit, dans le froid, le long de cette
interminable rue entre le bois et le périphérique... J' éprouvais à la fois du désir pour elle, mais aussi de l' inquiétude à l' imaginer seule et perdue dans cet univers dont je
commençais à comprendre la triste réalité... Le soir chez moi, je repensais encore à cette femme, en espérant, en lui souhaitant des jours meilleurs...
Je crois que ce dessin est étroitement lié à ce souvenir... Je n' ai jamais été fan des écureuils et pourtant je pense m' être réincarné en lui... C'est un écureuil qui veut la consoler,
la réconforter... Il voudrait partager si elle le veut bien, ce gland qu'il tient entre ses petites mains...
Publié le 02/04/2008 à 03h01 dans La Vierge et la Putain