Vous émoi


La Soubrette
 

En mon domaine Maître,
Par cette coupe offerte,

Abuse de l'invitation.

 
De mes sens Maîtresse

Par cette croupe offerte

Abuses de mes perversions.

 
Soumises sous mes actions,

Provocante de tentations,

Naïve innocente

Superbe indécente.

 
Femme aux courbes généreuses

Mon excitation confesses.

Par cette vision heureuse

Me dévoue à ces fesses.

 
En mon domaine Maître

Soumis à ma Soubrette.

De mes sens Maîtresse

Callipyge ivresse.


Par Henriette Mauvaise-Foi


Merci à Henriette
pour avoir su déshabiller
avec justesse, le parfum
de mes émotions...






" La soubrette"
14x21,5 cm    Avril 2009 Vendu



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La Fumeuse

Négligemment sûre de sa beauté
Insolence de sa poitrine offerte
Rougeoyante de sensualité corseté
Indécence de mes pensées dissertes
 
Regard noyé au lointain
Quand mes yeux ne quittent tes reins
Taille cintrée et coeur lacé
Jambes gainées de soie maillées
 
Distante dans ta posture
Démasque l'imposture
De l'homme par ce noeud tenté
De sa timidité devant ta beauté
 
Fantasme vivant à contempler
De désir pour ce triangle suis inondé
La fleur de tes cheveux irait cueillir
Et attendrait ton invitation a m'accueillir.


Par Henriette Mauvaise-Foi


Encore un grand merci
à la délicieuse Henriette
d'illustrer par ses mots mes dessins.
Et à qui je dédie ce 100ème article !





" La fumeuse"

16x26 cm    Mai 2009  Vendu


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 Le souvenir d'elle était encore lancinant. Ce que j'aimais le plus en elle était le parfum suave et fruité de sa chair. Chaque matin, la chambre entière offrait à mes narines la délectable senteur de son corps. Cette fragrance que je ne cesser d'hûmer jusque sur ma peau. La réalité me rattrapa assez rapidement. Mon regard me rappela que la chambre était exempte de sa personne. Elle était partie comme elle était venue, sans un bruit, sans un mot, laissant planer simplement son odeur. Un fantôme diablement parfumé jusqu'à m'enivrer de ses délétères passions.

Je l'aimais, vraiment. Grande mélomane, on l'appelait « La Si Do ». Sa vie n'avait demeuré qu'un mouvement ininterrompu de symphonie. Elle me rappelait tout ce que je n'avais pas su être : grand, affirmé, confiant... Lorsque ses grand yeux noirs vous regardaient, vos pensées étaient aussitôt mises à nu, vous ne pouviez plus vous mentir ni même tenter de fuir. Elle savait qu'elle venait de pénétrer votre tête.

Ce qui me plaisais particulièrement en elle était sa parade avant l'Amour. Elle inventait mille et un stratagèmes afin de me rendre toujours un peu plus fou d'elle. C'est en ces moments-là où elle éveillait pleinement la Quintessence. Son corps voluptueux narguait mon désir. Son odeur inondait la chambre tandis que la douceur de sa peau effleurait la mienne. J'admirais les courbes de son corps danser à la lueur des bougies. Ses longs cheveux roux tombaient impertinemment dans son dos alors que sa voix me contait des fables interdites.

Précise dans tout ce qu'elle entreprenait, elle ne laissait rien au hasard. Il m'arrive de rêver d'elle, de nos ébats. Le matin, à mon réveil, il y a toujours ce parfum qui plane.  Mon regard me rappela que la chambre était exempte de sa personne. Elle était partie comme elle était venue, sans un bruit, sans un mot, laissant planer simplement son odeur. Je soupirai devant cette photographie clandestine de noter nuit de noces. Nous l'avions inhumée il y a quelques années.


Lady Von Schattenbach
Samedi 29 Août 2009.



Merci à Lady Von Schattenbach
pour avoir su offrir, avec ses mots, l'élégance que je ne sais traduire que par les traits.

Merci madame ! ,,,^..^''' ♥



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- Mademoiselle -
par Stipe

Pour les Impromptus Littéraires, sur l'incipit "Dans le petit boudoir de Mademoiselle".


Dans le petit boudoir de Mademoiselle, je suis toujours allé en bienvenu.
J'ai jamais fait de latin mais je lui ai fait des trucs avec comme un nom de nuages, des trucs avec les idées proches de la ceinture, d'autres trucs où on se sait pas trop où on est. Je pense que ça m'a rendu moins niais, plus expérimenté, plus désargenté mais pas moins riche.
Une demoiselle est éternelle, ma demoiselle n'était pas qu'à moi mais c'était Mademoiselle.
Je crois bien que je l'ai aimée, sûrement, comme on peut aimer le village de son enfance. Plus par défaut et par fainéantise que pour le parfum de sa peau. Je lui en dois des turpitudes, des choses avec les doigts qui s'en rappellent et le corps qui se sent fort.
Son boudoir, sa grotte de lascar. Photos interdites, pas de négatifs. Mais des positifs, développés dans des bains mouillés. De vas en viens, j'ai arpenté mon intimité et découvert le goût des choses supposées.
Alors à ceux, et il en est, qui la traitent de putain, je leur prête de n'avoir connu que le trempage de biscuit, même pas à la cuillère.
Mademoiselle a le boudoir primesautier, ça tombe bien j'ai le printemps fleurissant.
 

rouge-au-bar-00.jpg

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Si Stipe devait faire un dessin pour me présenter, peut être ressentirait-il la même peur de ne pas être à la hauteur, qui me traverse à l'instant où j'écris ces mots.

Les textes de Stipe ne se présentent pas, il suffit de les lire pour comprendre, que seul lui pourrait décrire avec justesse, l'émotion qu'il nous procure...

Pouvoir apposer ses textes à mes dessins, c'est offrir une piste sonore à un film muet, et grâce à lui, pour la première fois, j'ai entendu mes images parler, et ce, en version originale...

Merci Stipe...

Pour vous laisser pousser un oeil vers le blog de Stipe c'est ici 

Stipe se laisse pousser le blog
 

- Pourquoi ? Mais parce que c'est le plus beau métier du monde.
- Le plus vieux, tu veux dire ?
- Sûrement aussi, j'étais pas là pour vérifier. Mais le plus beau, j'en doute pas. Imagine-toi, payée à être aimée. Et à aimer.
- Etre payée, surtout. Me dis pas que tu te fous du fric !
- Je ne le dis pas. J'aime le fric, je suis payée à exercer une activité : c'est ce qu'on appelle un métier. Et comme chaque travailleur, je veux être rémunérée pour ça, et le mieux possible.
- Admettons... Mais l'amour ? Tu m'aimes, toi ? Et moi, tu penses que je t'aime ?
- Oui je t'aime et...
- Hein ?
- Oui, mais je suis pas amoureuse de toi. T'es pas l'homme de ma vie, t'es juste un homme que j'aime parmi tant d'autres.
- N'importe quoi ! Si c'est ça ta conception de l'amour, ok… Et quand bien même, qui te dit que ça me plairait que tu en aimes d'autres ?
- Tu te moques de ça. Tant que t'as l'impression que les autres hommes ne te piquent pas ta part, tu es aimé et c'est tout ce qui t'importe.
- N'importe quoi ! C'est impossible d'aimer se faire insulter et violenter, tu ne peux pas aimer n'être qu'un objet !
- Je ne suis que ton objet, à toi ?
- Non, mais moi c'est pas pareil. Moi je suis un mec sympa.

- Et quand tu arrives, que tu baisses ton froc et que tu me colles ton sexe sous le nez en me gueulant "suce-moi", t'es un mec sympa qui ne me prend pas pour son objet ? Tu me paies pour ne pas être ta femme, pour ne pas me donner d'amour, pour que je te rende un service. Pour obtenir ce genre de service de ta femme, tu es obligé d'être attentionné, patient et amoureux. En me payant, tu te payes la possibilité de t'exonérer de tout ça. Moi je fais mon métier et je m'exécute, tu me demandes de te sucer et je te suce. Tu me demandes de te fouetter, je te fouette. Ce n'est pas une femme que tu te paies, c'est une liberté.
- Voilà, on est d'accord ! Tu ne m'aimes pas et je ne t'aime pas, nous sommes juste dans une relation classique client/fournisseur.
- Oui, c'est vrai les trente premières secondes. Voire les cinq premières minutes, dans les grands jours. Mais une fois que tu as lâché ton plaisir, une fois que tu as déchargé ta haine et que tu t'es vengé de ta femme et de ce que tu estimes être sa frigidité, alors là je suis payée à t'aimer. A te considérer en tant qu'homme, à te flatter, t'écouter, te considérer et te comprendre.
- Et les roumaines qu'on colle sur le trottoir et qu'on asservit à coups de piquouzes, et les étudiantes obligées de louer leur corps pour payer leurs études, elles sont amoureuses ? Tu vas me dire qu'elles font ça par plaisir et pour la gloire ?
- Non. Elles font le plus beau métier du monde, mais elles ne l'ont pas choisi. Tu prends n'importe quel pékin et tu le fous Président de la République, ben je crois pas qu'il aura le même plaisir à y être que ceux qui nous gouvernent. Surtout aux Etats-Unis et surtout en 63.
- N'importe quoi ! C'est pas comparable ! Et tu vas pas me dire que tu aimes entendre des hommes pleurnicher parce que leur femme a toujours la migraine ou qu'elle refuse la sodomie.
- J'adore ça. C'est dans ces moments là que vous me donnez le plus de plaisir. Quand vous êtes à poil et que vous vous mettez à nu. Quand vous me donnez votre cœur plutôt que votre queue. Et dans ces moments là, vous m'aimez. Tu m'aimes quand tu viens de me souiller, de me traiter comme une chienne mais qu'après ça, au lieu de te foutre dehors ou de te tirer la tronche, je te souris et t'écoute te confesser, quasiment sur le ton du pardon. Et alors je sais qu'après tu me feras l'amour en pensant à moi, que tu prendras du plaisir à m'en donner plutôt qu'à m'humilier. Et moi je me nourris de vos faiblesses, je récupère tout cet amour que vous refusez de donner à vos femmes. Je suis un exutoire, un vide-poche, le cendrier dans lequel vous écrasez le mégot incandescent de vos sentiments amoureux. Et quand vous en avez marre de l'odeur du tabac froid, vous rentrez chez vous en vous promettant d'arrêter de fumer. Et moi, nicotinée jusqu'aux os, je me roule une clope avec tout le tabac de vos mégots et me fume la cigarette d'après l'amour, la meilleure.
Cet amour là, que vous me donnez, est pur. C'est pas du coupé, c'est du naturel. C'est pas de cet amour calculé que vous proposez à vos femmes, suffisamment dosé pour qu'elles continuent à laver vos chaussettes et à accepter vos saillies purgatives. Cet amour que vous me donnez, il est si spontané, si condensé et naturel que vous ne le sentez même pas. Il vous échappe, vous ne le contrôlez pas. Et ça fait bien votre affaire...
Dans cette relation, les rôles de maître et d'esclave ne sont pas aussi clairement définis que vous ne le pensez. Et la honte qui peut vous habiter lorsque vous pensez à ce que vous nous faites subir, cette honte que vous balayez toujours d'un revers de prétexte en brandissant l'argument du dédommagement pécuniaire, cette honte là vous empêchera à jamais de considérer qu'en tant que femme, je fais le plus beau métier du monde.
- Je t'aime
- N'importe quoi...

 

 

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Marie Madeleine
- Marie Madeleine -
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